jeudi 22 février 2007

Le Tour de Californie nous a dépassé!


Les quelque 150 coureurs du Tour de Californie ont quitté tel que prévu Seaside, une banlieue de Monterey, à 10 heures ce jeudi 22 février, soit une heure après notre propre départ de Monterey. Quelques minutes plus tard, ils nous dépassaient à Carmel, à 10 km plus au Sud. Mais il faut dire que nous leur avions donné une chance: nous nous étions arrêtés pour les prendre en photo!


Une heure plus tard, ils passaient à Big Sur, le village où nous allions nous arrêter... quatre heures plus tard. Au moment où nous nous arrêtions à Big Sur, ils approchaient de la fin de leur étape... 150 km plus loin!

Jour 10: Monterey-Big Sur

Jeudi 22 février: seulement 50 km, mais avec une bonne excuse: nous entrons dans une région complètement sous-peuplée, appelée Big Sur. C'est une immense merveille de la nature, mais qui est également très sous-peuplée. Résultat, si nous avions poussé plus loin ce jour-là, nous aurions eu à nous taper 45 km de plus avant le motel suivant, ce qui aurait pu signifier, selon nos calculs, la possibilité de devoir faire la dernière heure dans l'obscurité la plus totale, au milieu de nulle part. On a opté pour la solution la plus sécure...

Big Sur, c'est le nom du minuscule village où nous nous sommes arrêtés, mais c'est d'abord et surtout le nom donné à une long rivage de 100 km s'étendant à peu près à mi-chemin entre San Francisco et Los Angeles. Plus précisément au Sud de Monterey, l'ancienne capitale des Espagnols. Ces derniers n'y ayant rien trouvé d'intéressant, ils lui ont donné un nom générique (littéralement: "le gros pays du Sud") et ce nom désigne aujourd'hui la côte, mais aussi les montagnes qui sont juste derrière. Ainsi que, évidemment, la route numéro 1, "notre" Highway 1, qui se faufile entre les montagnes et les falaises plongeant abruptement dans l'océan.

On vous a déjà parlé des falaises: on avait eu notre premier choc en sortant finalement de la forêt, le 14 février. Puis notre deuxième choc lorsque ces falaises étaient devenues encore plus impressionnantes à mesure qu'on descendait vers le Sud, en vélo puis en autobus. Mais les 100 km de Big Sur resteront dans nos mémoires comme une enfilade de "Wow" et de "Wow" et de "Wow". Les photos ne rendent pas justice à ces paysages grandioses.

Et comble de bonheur, la pluie qui était annoncée pour toute la journée, la pluie qui tombait même lorsque nous sommes sortis déjeuner le matin, s'est miraculeusement arrêtée 10 minutes après notre départ.

Il nous faudrait deux jours pour franchir Big Sur. Ce premier jour, 22 février, a été le plus tranquille: c'est le lendemain que les côtes nous attendaient.

mercredi 21 février 2007

Connaissez-vous le Tour de Californie?

C'est parti d'une annonce vue lors de notre arrêt dans le magasin de vélo de Santa Rosa, puis d'un article dans le San Francisco Chronicle: on y annonçait que le dimanche suivant, 18 février, allait être lancée une course cycliste appelée le Tour de Californie. Une compétition d'une semaine, 700 milles: c'est leur Tour de France à eux, en somme.

C'est la deuxième édition de cette épreuve, qui attire des coureurs américains, mais aussi européens, dont des coureurs qui font plusieurs de ces compétitions à travers le monde.

Puisque nous étions à San Francisco, l'occasion semblait bonne: assister à leur première épreuve, un contre-la-montre dans les rues de la ville. Sauf que le 18 février est devenu le jour de notre visite à Yosemite. Le lendemain, les coureurs s'en allaient vers le Nord, tandis que nous partions vers le Sud. Pas de chance! Mais nous nous sommes aperçus que le jeudi suivant, 22 février, ils allaient commencer leur 3e étape de route à Monterey: or, Monterey était un objectif atteignable pour nous. Ce serait cool de partir de Monterey... et de se faire dépasser par 140 cyclistes enragés!

Question aux amis cyclistes qui nous lisent (du moins, on l'espère!): connaissiez-vous ce Tour de Californie? L'avez-vous suivi à quelque canal câblé dont raffolent les amateurs de sports? Parce qu'ici, la couverture médiatique laisse quelque peu à désirer. Le San Francisco Chronicle en a parlé le jour où démarrait la première étape, forcément, et le lendemain, mais dès le surlendemain, 20 février, alors que les coureurs n'étaient plus en ville, le compte-rendu était déjà relégué en pages intérieures. Et il fallait lire les textes "d'ambiance" du journaliste nommé Rubinstein: on aurait cru qu'il décrivait avec un regard amusé une compétition de boulingrin!

Jour 9: Pigeon Point-Monterey

Un mot, d'abord, sur la météo de ce mercredi 21 février, parce que ce qui s'y est produit est en voie de devenir un classique: quand on part le matin, les nuages sont menaçants. Pire, la météo, la veille, annonçait de la pluie pour toute la journée, voire des orages! Or, moins d'une heure après notre départ, les nuages se dissipent. Le reste des dernières journées a été tantôt nuageux, tantôt ensoleillé, mais pas une goutte de pluie!

Ce mercredi 21 février aura été notre plus long parcours jusqu'ici: 120 km. Nous aurions pu nous arrêter plus tôt: avant notre destination, Monterey, parce qu'il y avait plusieurs villes accueillantes (ce n'est pas toujours le cas). Mais nous avions une raison particulière d'être à Monterey pour notre départ du lendemain matin, jeudi (pour la connaître, voir le message suivant: Connaissez-vous le Tour de Californie?).

Parcours sans trop de côtes aujourd'hui. Après l'auberge de jeunesse de Pigeon Point, du nom de l'ancien phare où elle loge, juste des vallons pas trop éprouvants et ça, c'est une première depuis le départ! On longe d'abord l'océan pendant une quarantaine de kilomètres jusqu'à Santa Cruz: grosse ville de 40 000 habitants située au Nord de la baie de Monterey. Une ville qui nous laisse une bonne impression: agréable, pas trop frénétique, peut-être un San Francisco en miniature?

Et les palmiers sont de plus en plus nombreux!

En fin d'après-midi, une fois sorti des faubourgs de Santa Cruz, nous avons également roulé pendant 10 km sur la "San Andreas Road". Une route impeccable, pas de fissures au milieu, et pas senti de séismes...

Et puis, pour nous faire éviter la route 1, devenue très achalandée dans cet axe Santa-Cruz/Monterey, le parcours nous fait dévier vers des terres plus agricoles.

Quelqu'un connaît Castroville? "La capitale mondiale de l'artichaut"!

Et puis, voilà qu'on s'aperçoit qu'on n'est pas sur n'importe quelles terres agricoles: on roule sur un des terrains par excellence des méga-producteurs de fruits et d'agrumes californiens. En fin d'après-midi, nous allons croiser une usine Dole, et rouler sur la rue... Del Monte!

Et pour finir, chacun de nous a terminé la journée en solitaire. En s'arrêtant pour prendre une photo, je m'aperçois que j'ai perdu mon appareil. Il est vraisemblablement tombé dans l'herbé 2 km plus tôt lors d'un arrêt. Je choisis donc de revenir en arrière, mais comme il est déjà 16h, et qu'il reste une bonne quarantaine de kilomètres avant Monterey, Josée Nadia va de l'avant, avec le livre pour guide, espérant que la rattraperai plus loin (une légende veut que je sois plus rapide qu'elle - c'est faux!). Le temps que je fasse cet aller-retour, que je piétine l'herbe pendant 15 minutes avant de retrouver l'appareil, Josée Nadia était déjà loin. Et à la première jonction, j'ai même attendu: avait-elle continué ou était-elle derrière? Résultat, Josée Nadia est arrivée à l'auberge une bonne heure avant moi. Et elle n'a pas eu peur des ours! :-) (Pascal)

mardi 20 février 2007

Une autre rencontre inopinée

Tout le long de ce secteur de la côte de Californie, les guides touristiques, les dépliants locaux et les gérants d'auberges nous annoncent qu'on peut à l'occasion voir des baleines, mais pour l'instant, notre seule baleine était morte! Ils annoncent aussi des phoques: et ceux-là, ils sont plus facile à trouver, surtout quand ils passent des heures à se prélasser sur les roches.

Jour 8: San Francisco-Pigeon Point

Mardi 20 février. Cette fois, nous avons retenu notre leçon: pas question d'essayer de faire des journées de plus de 100 km. Et le résultat, c'est que lorsqu'on arrive à destination le soir, et qu'on a effectivement fait 100 km, c'est plus valorisant!

Partis tôt le matin d'une auberge de jeunesse, en plein centre-ville de San Francisco, nous avons obliqué vers l'Ouest pour rejoindre l'océan, et le parcours recommandé par notre livre. Ce qui nous a permis, au passage, de découvrir deux choses:
- un magnifique et immense parc, le Golden Gate Park, qui n'a de Golden Gate que le nom (il est situé beaucoup plus qu Sud que le pont) mais qui est, à vue de nez, plus grand que Central Park!

- une piste cyclable qui longe l'autoroute... et l'océan, traversant quelques villes de banlieue, sur plusieurs kilomètres. Commentaire perfide de Pascal-l'amateur-de-pistes-cyclables: c'est quand même mieux que la Montérégiade!


Puis, encore une banlieue: Daly City, une grimpette et un dernier regard sur San Francisco (et le Golden Gate, au centre).

Le reste de la journée se partage entre beaucoup d'autoroute (toujours le très large accotement, mais c'est tout de même une autoroute!) et de très agréables vues sur la mer.


En après-midi, la circulation devient peu à peu moins intense. Parallèlement, les lourds nuages menaçants de la matinée se sont estompés, le soleil a commencé à nous réchauffer un peu, au point où nous avons pu enlever une couche -mais rouler en t-shirt, il fait encore trop froid pour y songer!


Notre objectif aujourd'hui s'appelait Pigeon Point Lighthouse. C'est une auberge de jeunesse... autour d'un ancien phare! Seul inconvénient: elle est à plus de 6 km après le dernier village -et les dernières épiceries et restaurants- et comme nous avons dîné tard, nous avons vécu ce soir-là sur nos réserves... :-)

lundi 19 février 2007

Yosemite


Trois jours à San Francisco, c'est pas beaucoup! Et il fallait tout de même bien en profiter pour aller voir au moins une des merveilles que la Californie-loin-de-l'océan a à offrir. Le choix s'est vite porté sur Yosemite.


Yosemite, c'est le rêve combiné des amateurs de la nature, de l'eau, des glaciers, de la géologie... et de Dieu, puisque par deux fois depuis notre départ, quelqu'un a dit que s'il y a un endroit où croire en un Créateur, c'est à Yosemite!